Grand prix de Rome

Alexis Lemaistre : En loge pour le concours

Zénobie trouvée par des bergers

Péricles au lit de mort de son fils

Abraham lavant les pieds aux anges

Le grand prix de Rome ?

Le grand prix de Rome constitue à l'époque le concours le plus important de l'école des Beaux-Arts de Paris. Il est le seul, à être attribué par l'Académie des Beaux-Arts tout entière.
Les autres concours de l'école, relèvent de diverses sections de peintures et de sculptures de l'Académie, et sont par conséquent plus nombreux et moins reconnus. De plus, ils n'offrent pas les avantages du grand prix de Rome.

En effet, celui-ci procure une grande notoriété au lauréat, ce qui l'aidera grandement pour débuter sa carrière ; il pourra partir également quatre ou cinq ans à l'Académie française de Rome, c'est à dire à la Villa Médicis, où il vivra convenablement et avec une grande liberté de travail.

Ainsi, c'est en 1850, que Giacomotti décide de concourir pour la première fois. Après une série d'épreuves préliminaires qu'il réussit avec brio, il devra peindre comme sujet final, Zénobie trouvée par des bergers sur les bords de l'Araxe.
Pour ce faire, il dispose comme tous les autres finalistes, de douze heures ; laps de temps pendant lequel il a interdiction formelle de quitter sa loge ou de communiquer avec quiconque.
A la fin du temps imparti, il doit rendre une esquisse et un calque représentant sous des traits sommaires, ce que sera le tableau définitif. Une trop grande différence avec celui-ci lors du jugement pouvait entraîner une exclusion immédiate du concours.

Après cette épreuve, les artistes ont 71 jours pour réaliser le tableau final. Ils restent alors en loge et travaillent tous les jours à l'exception des dimanches et des jours fériés. Même si Giacomotti ne sera par vainqueur en 1850, il se présentera encore, quatre années consécutives au concours. Notamment en 1851, avec Périclès au lit de mort de son fils. Finalement, il réussira à obtenir le grand prix de Rome en 1854 avec le tableau Abraham lavant les pieds aux anges et pourra rejoindre l'année suivante, ses anciens camarades à la Villa Médicis.

Félix-Henri GIACOMOTTI
(Quingey 1828 - Besançon 1909)